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25 décembre 2007

L'objectif de B.V.P. (Bien Vivre à Ploemeur)

Notre association constituée de ploemeurois, de toutes tendances, constate que le patrimoine de la commune se délite progressivement à l'insu de ses habitants. Notre blog http://ploemeur.blogspirit.comqui est le relais de notre démarche apolitique permet d’informer, d’alerter et de dénoncer les manquements et incohérences d’actions communales et (ou) autres, dont le compte rendu est trop souvent aseptisé par la presse locale.

Notre objectif : être acteur de la sauvegarde du patrimoine de Ploemeur, du cadre de vie des ploemeurois actuels et futurs, informer et faire des propositions.

                     AMENAGER OUI ! DETRUIRE NON !

Notre authentique gros bourg est devenu une "ville champignon" qui pousse sans retenue aux portes de Lorient et le long du rivage. Pour cela, on n'hésite pas à dégrader le cadre et la qualité de vie des ploemeurois (disparition de l'âme du bourg, d’espaces remarquables et de la ceinture verte, les coupures d'urbanisme, les zones humides, les maisons du patrimoine local que l'on défigure, l’augmentation du trafic routier avec son lot de nuisances).

Bien entendu, il ne s’agit pas de nous opposer, par principe, au développement normal et nécessaire d’une commune. Néanmoins, nous constatons que l’on construit au mépris du bon sens, des règles d’urbanisme et dans une certaine opacité. Cela est illustré, entre autres, par :

-          Le projet de coupure du chemin de la Mer par une route d’accès (800 véhicules/jour) menant au futur lotissement de Quehello Le Floch de plusieurs centaines de logements ;

-          La destruction de maisons participant à l’identité ploemeuroise pour les remplacer par des collectifs ;

-          L’implantation initiale du restaurant scolaire de Fort Bloqué contraire à la présentation faite aux riverains ;

-          L’amputation, sans aucune information, de plusieurs hectares d’une zone de biodiversité ;

-     Contrairement à l'avis du commissaire enquêteur et de la D.D.E, la non conservation de l'intégralité de la zone boisée sur la future parcelle constructible de Lann er Roch (destruction de la moitié du bois) ;

-          Le projet de construction de deux collectifs de 31 appartements quasiment dans l’axe de piste Nord/Sud de  l’aéroport - la programmation de 75 logements à Lann Er Roch alors que cette zone est soumise à de fortes nuisances sonores liées à la proximité d’une flottille d’avions de combat ; 

-          L’enquête publique sur le P.L.U. qui mentionnait la construction de 1000 à 1500 logements alors que les documents d’urbanisme définitifs indiquent 2155 logements ;

-     L'absence d'étude d'impact sur l'environnement (pourtant obligatoire) préalablement à l'implantation de la future zone artisanale de Kergantic de 12 ha (pour mémoire, la zone de Kergantic était initialement classée dans une zone de biodiversité intercommunale et en liaison verte ) ;

-          L’extension future de l’urbanisation en zone littorale (projet de création d’environ 100 logements supplémentaires) sans information des administrés ;

-          En avril 2007, le commissaire enquêteur constate une « projection de 280 logements par an 3 fois supérieure » aux spécifications d’urbanisme qui prévoient seulement 90 logements par an.

C'est trop souvent le point de vue des aménageurs et des décideurs qui l'emporte sur celui de ceux qui se soucient d'abord du respect de la gestion économe de l'espace et du développement durable préconisé par la loi Solidarité et Renouvellement Urbain. Sommes-nous incapables de préserver un équilibre Terre- Mer- Ville ? Cette trop forte et rapide expansion immobilière va générer des nuisances et des contraintes qui ne sont pas maîtrisées.

 CITOYENS MIEUX INFORMES = ACTEURS MIEUX IMPLIQUES                                                       

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24 décembre 2007

Transport en commun gratuit ? quelle idée saugrenue !

TRANSPORT EN COMMUN GRATUIT ? QUELLE IDEE SAUGRENUE !

Comme certaines villes françaises (1), entre autres Compiègne, pourquoi le Pays de Lorient ne mettrait pas le réseau de transport de la CTRL avec toutes les lignes entièrement gratuites. Cette question avait été posée lors d'une récente réunion de quartiers à Ploemeur. Figés dans leurs certitudes, M. le Maire et les édiles municipales présentes s'étaient mises à glousser, pouffer, ricaner et caqueter (style en voilà une idée complètement idiote).  

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Si ça fonctionne ailleurs pourquoi ne pas oser franchir le pas chez nous ? En voilà pourtant une idée judicieuse afin de réduire la circulation automobile en ville, les problèmes de stationnement et la pollution. Bref du développement durable au profit du plus grand nombre…

Une telle solution est incitative (gratuité) et ne joue plus sur la contrainte dont on sait pertinemment que ça ne fonctionne pas (rendre plus difficile la circulation en ville par réduction du nombre de voies réservé aux automobilistes, limitation de la vitesse en zone 30, obliger les automobilistes à se garer loin du centre ville, et en plus ça rend les citoyens grognons etc…).

Au bilan, la gratuité des transports en commun permettrait de diminuer l'utilisation de la voiture individuelle tout en visant à accroitre la fluidité des transports collectifs.

(1) Vitré, Colomiers, Compiègne et Châteauroux, des cités de taille modeste, qui comptent entre 16000 et 80000 habitants.

 

23 décembre 2007

le bocage Ploemeurois sera-t-il encore là demain en raison de la progression de l'étalement urbain et périurbain ?

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Des nuisances si prévisibles...

CENTRE VILLE DE PLOEMEUR : DES NUISANCES POURTANT TELLEMENT PREVISIBLES FONT QUE L’ON NE VA PAS DANS LE SENS DU DEVELOPPEMENT DURABLE…C’EST BIEN DOMMAGE.

1. Augmentation de la circulation en centre ville                       

Le doublement de la surface commerciale du futur hypermarché (de 3000 à 6000 m2) 9bc5891efd72a12453e6c2d4b6713cc3.jpget l’augmentation attendue du « panier d’achat moyen » ne manqueront pas d’augmenter considérablement la circulation automobile en centre ville. Chacun sait qu’au-delà d’un certain volume d’achat, le transport en voiture devient nécessaire, même si l’on habite à proximité (difficile dans ces condition d’avoir le réflexe transport en commun). En outre, la Place de Bretagne et l’hypermarché deviendront le point de convergence d’une grande partie de la circulation automobile de la ville.

La circulation des camions semi-remorques qui passent chaque jour pour desservir l’établissement actuel sera plus importante en alimentant désormais un hypermarché. A cela, il faudra ajouter le passage des différents camions d’enlèvement des déchets de différentes natures (organiques, cartons, plastique). Il convient également de rajouter les camions-citerne et ceux transportant les bombonnes de gaz de la station-service existante.

il faudra également tenir compte des effets cumulatifs des différentes sources nouvelles de circulation, dans la perspective d’expansion rapide d’une ville qui n’est pas structurée pour des flux importants de véhicules, notamment son centre ville (cf. la circulation actuelle autour de la place de l’église).

2. Des nuisances sonores et une pollution accrues

L’augmentation prévisible de la circulation automobile, les motos et cyclomoteurs, les camions ne manqueront pas d’élever sensiblement le niveau sonore d’une ville réputée jusqu’à présent pour un être relativement calme et tranquille. A noter également que les camions frigorifiques arrivant la nuit laissent le moteur du compresseur allumé pour ne pas interrompre la chaîne du froid. Les manœuvres des semi-remorques sont également très bruyantes.

Enfin, l’augmentation prévisible de la circulation automobile verra nécessairement la pollution s’accroître.

Au bilan, n’y a-t-il pas un antagonisme certain à vouloir faire d’un côté du développement durable, en prônant les déplacements doux par exemple, et de l’autre à engendrer, par la force des choses, une augmentation des nuisances liées à la circulation (tout démontre que la croissance de Ploemeur et l’implantation d’un hypermarché en centre ville va de toute évidence entraîner un accroissement de la circulation).

De toute évidence, personne n’a appréhendé l’importance de l’augmentation de ces nuisances… pourtant si prévisible.

22 décembre 2007

Développement durable : un discours incantatoire et lénifiant ?

Pas besoin d’aller chercher outre Rhin de l’urbanisme durable : ça existe aussi en Bretagne.

A Langouët, en Ille-et-Vilaine, on a inauguré un lotissement écologique en septembre (Chaudière à bois, panneaux solaires, système de ventilation naturelle). Langouët n'est d'ailleurs pas l'unique village breton où on agit de la sorte. Dans ces conditions pourquoi ne pas s’être engagé dans ce type d’opération exemplaire sur le plan environnemental à la ZAC du Bois d’Amour, projet phare de la mairie de Ploemeur ?

Aujourd’hui, à deux mois des élections municipales, le vocable de « démarche de développement durable et solidaire » s’inscrit dans la bouche de tous les candidats. Remarquez, ça prouve au moins qu’il y a une certaine prise de conscience (tardive), de nos aspirants à la magistrature communale, qu'il est urgent d'agir en matière environnementale. Espérons néanmoins qu’il ne s’agit pas là d’une simple opération de communication préélectorale afin de surfer sur la vague politiquement correcte du « développement durable et solidaire ». 

Mais à propos, revenons à la ZAC du Bois d’Amour à Lomener. Dans le prolongement de l’approbation de cette réalisation par le conseil municipal en date du 10 février 2005, un élu avait été interrogé sur les raisons de l’absence d’implantation de panneaux solaires (photovoltaïques) à des fins de chauffage concernant les futurs constructions de ce projet. La réponse fut éloquente : « c’est trop cher ».

De là à ce que le discours tenu aujourd'hui sur le « développement durable » soit simplement lénifiant et incantatoire…on peut se poser la question. En effet, la presse (Ouest France du 21 décembre 2007) nous apprenait que plusieurs élus de la majorité du conseil municipal s'étaient abstenus de voter le budget prévisionnel (2008) de la commune notamment parce que : " (...) à l'heure où les économies d'énergie s'avèrent plus que nécessaires, nous ne trouvons pas de ligne budgétaire qui y soit spécifiquement consacrée, ce que nous déplorons". Allez, encore un petit effort pour passer aux actes...et moins de politique du verbe

21 décembre 2007

Sécurité des cyclistes : des progrès mais on est encore loin du compte.

Quelles infrastructures pour une pratique intensive du vélo ?

  • les bandes cyclables : ce sont des parties latérales de la chaussée réservées aux cyclistes et séparées de la chaussée principale par une ligne de peinture continue. les inconvénients sont liés à l'absence de séparation physique entre les différents types d'usagers qui favorise les empiètements des véhicules à quatre roues sur la bande cyclable, notamment dans les courbes, le stationnement abusif sur la bande cyclable est fréquent, enfin lors d'une perte de contrôle d'un véhicule motorisé, le risque de heurt par l'arrière est facilité par la faible distance séparant la voie de circulation de ces véhicules et les cyclistes. A Ploemeur, les bandes cyclables constituent l'essentiel des infrastructures pour les cyclistes.
  • bandes juxtaposant la circulation des cyclistes et des piétons : très utilisées dans les villes où la circulation des cyclistes est importante, elles placent sur un trottoir surélevé une bande pour les cyclistes du côté le plus proche de la chaussée et une bande pour les piétons entre la bande cyclable et les maisons ou la limite de l'emprise de l'infrastructure. Au niveau des intersections ces bandes cyclables ont un comportement calqué sur celui des piétons, avec une traversée des voies sur une bande dessinée parallèlement au passage des piétons. Si la signalisation est assurée par des feux, les cyclistes ont le comportement des piétons. les inconvénients : les cyclistes qui aiment aller vite répugnent à utiliser ce type d'infrastructure qui les exposent à des trajectoires imprévisibles de piétons, notamment dans les centres villes. La bonne vitesse pour un cycliste doit se situer entre 10 et 20 km/h pour éviter les conflits. A Ploemeur, on trouve par exemple ce type d'infrastructure en direction de St Bieuzy (vitesse des vélos limitée à 10km/h).
  • les pistes cyclables : la meilleure protection lors d'une perte de contrôle d'un véhicule à moteur sur la voie adjacente, une protection du stationnement abusif des véhicules à quatre roues et dans l'ensemble une plus grande tranquillité d'esprit pour le cycliste. Ce sont des infrastructures réservées aux cyclistes et séparées physiquement de la chaussée utilisée par les véhicules à moteur. La séparation peut être limitée à une bordure surélevée s'opposant aux franchissements volontaires, ou constitué par une surface engazonnée, voire plantée d'arbustes. Dans les cas les plus favorables, la piste cyclable est éloignée de la voie utilisée par les véhicules à moteur et fait partie d'un réseau évitant tout conflit avec les véhicules à moteur par la suppression des intersections à niveau.                                                                                                                                                                                Vous l'aurez compris les pistes cyclables qui sont les infrastructures qui assurent la meilleure protection pour les cyclistes sont faiblement représentées à Ploemeur.  A la place, afin de créer des bandes cyclables, on a préféré  (dans la plupart des cas) donner un bon coup de peinture verte sur les voiries afin de délimiter le cheminement pour les vélos.
  • Nous voulons des pistes cyclables ( des vraies !)

Le centre commercial durable existe...y a-t-on pensé pour le futur hypermarché du centre ville de Ploemeur ????

Le centre commercial durable existe… y a-t-on pensé pour le futur hypermarché de 6000 m2 du centre ville de Ploemeur ? Non bien sûr...c'est très certainement parce que nos édiles viennent tout juste de découvrir la ville écolo de Fribourg qu'en d'octobre dernier ! Et pourtant, vous imaginez le nombre de m2 de cellules photovoltaïques qu'on aurait pu installer en toiture terrasse...Gouverner c'est prévoir n'est ce pas !

Poitiers s’offre un centre commercial durable  (article extrait du site femininbio.com le blog archi vert).

Un nouveau centre commercial vient d’ouvrir ses portes à Poitiers(...). Cette "nouvelle génération de centre commercial" se veut à la pointe du design architectural avec l'utilisation de matériaux contemporains et de volumes s'articulant le long d'un mur courbe qui converge vers la galerie marchande(...).

Recyclage : un dispositif de tri des déchets a été mis en place à destination à la fois des clients et des commerçants. L’hypermarché Auchan a même engagé un «Monsieur Environnement» et les collaborateurs de l’enseigne ont été formés aux bonnes pratiques de tri des déchets, l’objectif étant d’atteindre un taux de tri de 75%.
Par ailleurs, l’utilisation d’énergies renouvelables, la gestion intelligente de l’éclairage, l’utilisation de machines HPE + (haute performance énergétique) «permettent d’envisager une baisse de 10% de la consommation énergétique pour l’hypermarché soit environ 600.000 Kwh/an» , annoncent les promoteurs. L’eau de pluie collectée sur les toits sera stockée dans une citerne de 30.000 litres, pour aller ensuite alimenter les machines de la société de nettoyage. Des panneaux solaires thermiques installés sur le toit permettront de fournir 50% du chauffage et de l’eau chaude sanitaire de l’hypermarché.

(…) Publié par léon, le 21/09/2007



Jeune architecte passionné d’écologie, je vous propose de partager mes expériences autant que mes réflexions sur l’architecture. Malgré l’urgence climatique, écologique et sociale, prenons le temps de faire les bons choix, surtout lorsqu’il s’agit de notre vie quotidienne et en particulier de notre habitat.

Léon

AU BILAN, POURQUOI N'A-T-ON PENSE FAIRE LA MEME CHOSE POUR LE FUTUR HYPERMARCHE DE PLOEMEUR...C'ETAIT POURTANT UNE BONNE OCCASION DE CONCRETISER PAR DES ACTES LES DISCOURS SUR LE DEVELOPPEMENT DURABLE ???? 

12 décembre 2007

Quand le bois de Lann Er Roch...

                         QUAND LE BOIS DE LANN ER ROCH DEVAIT ETRE RASE…SANS QUE QUICONQUE N’Y TROUVE A REDIRE…

Lors d’une réunion publique du 6 février 2007, les élus font une présentation de l’implantation des 75 lots constructibles de la future zone urbanisable de Lann Er Roch (3 hectares). Curieusement, nous constatons qu’il n’a pas été prévu de conserver la zone boisée située sur la parcelle constructible (cf. vue aérienne ci-dessous). En effet, en lieu et place du bois il a été prévu d’y implanter des lots.

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Nous faisons remarquer que tout cela ne fait pas vraiment sérieux pour une commune qui se pique quotidiennement de respecter l’écologie et l’environnement. Confus, gêné, etc...l’adjoint à l’urbanisme nous affirme alors que le bois sera bien entendu conservé et qu’il s’agit d’un « oubli »…!!!???

Lors de l’enquête publique qui suivra (relative au déclassement de cette zone de 2Au en 1Aub afin de permettre sa constructibilité à court terme) nous relevons avec surprise que le bois n’apparaît pas sur le schéma d’intention de la zone (cf. photographie ci-dessous). Par conséquent et ce, malgré les engagements donnés, la mairie n’avait donc pas prévu de conserver le bois…

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Dans ces conditions, les propos tenus par la mairie dans la revue municipale 48°/3° de février 2007 (article en page 21 sur l'expression de la majorité ) sonnent particulièrement faux lorsqu'elle indique : "préserver l'environnement" est l'un "des pivots de notre démarche".

Il faudra en définitive un avis défavorable du commissaire enquêteur pour que la mairie accepte de le conserver….Oui mais…seulement la moitié (contrairement aux avis du commissaire enquêteur et des services de la D.D.E qui demandaient de conserver Le Bois). Comme le montre la cartographie ci-dessous, extraite de la délibération du conseil municipal du 4 juillet 2007, seule la moitié de la zone boisée dans la partie constructible  est conservée (pour se faire une idée plus précise nous avons mis en vert la partie du bois qui est conservée et en rouge le périmètre du bois qui doit être rasé).

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Dans ces conditions, l'avis rendu par la commission Urbanisme-Environnement du 19 juin 2007 est particulièrement cocasse et risible puisque l'on peut y lire : " La commission propose un avis favorable au projet de modification après avoir rectifié les orientations d'aménagement en inscrivant les futaies existantes à conserver et les plantations à conforter ou à réaliser. Le plan a été modifié après un relevé sur place et pour répondre aux observations du commissaire enquêteur  sur la non prise en compte des espaces boisés".  

Alors qu’officiellement Mairie et protecteurs communaux « agréés de l’environnement », sont si prompts à défendre, bec et ongles, arbres, talus, fleurs du littoral, nous pouvons nous demander si il y a « deux poids, deux mesures » en matière d’environnement et pourquoi   LE BOIS DE LANN ER ROCH DEVAIT ETRE RASE…SANS QUE QUICONQUE N’Y TROUVE A REDIRE…

 

PS : Suite au vote du conseil municipal entérinant ce projet, l'Adjoint à l'Environnement fut questionné sur les motifs de l'absence de conservation de l'intégralité du bois comme demandé par le commissaire enquêteur et la D.D.E. Pris au dépourvu par cette fâcheuse question, il affirma "n'avoir rien remarqué" (surprenant ! d'autant plus que la cartographie ci-dessus avait été projetée devant ses yeux pendant une grande partie du conseil municipal et qu'il faisait partie de la commission Urbanisme-Environnement qui a validé le projet )...

 

PS : Ce seul exemple du bois de Lann Er Roch  est la parfaite illustration d'une absence de volonté de conserver le patrimoine environnemental afin d'obéir à la pression du lobby immobilier-bancaire. De fait, les propos suivants tenus le 8 janvier dernier par M. le Maire sonnent, du coup, bien creux et relèvent plus de la "coquille vide" et du discours incantatoire :" Ainsi, au travers de tous ces chantiers, vous constatez que le développement durable (...) relèvent bien du travail et de la volonté au quotidien.

C’est dans ce sens que nous voulons ensemble construire notre avenir collectif (...), un environnement remarquable par sa beauté et protégé ".
 

11 décembre 2007

Bavardage inutile

A paroles, à marées, à vent ou à grains,

à prières ou encore à chagrin,

en ville, en mer ou en campagne…

mes pales s’efforcent de tourner dans le bon sens

afin de garder bonne prestance.

 

Nous devrions savoir écouter pour comprendre et, en tant que citoyens,

oeuvrer main dans la main pour le bien commun mais, dans l’ensemble,

trop préoccupés à satisfaire nos orgueils ou velléités pécuniaires,

nous nous mettons dans de drôles d’affaires

au risque de tout mettre par terre.

 

Telle est la litanie du moulin à paroles,

à marées, à vent ou à grains,

à prières ou encore à chagrin,

en ville, en mer ou en campagne…

  

10 décembre 2007

Le patrimoine naturel est curieusement défendu

Le développement durable : une notion qui n'est intéressante qui si elle reste cantonnée sur le papier ?! ...et ne vient surtout pas contrarier les projets d'urbanisme.

Le 18 octobre 2006, lors de la réunion des quartiers périphériques ( plus d'une centaine de personnes présentes ), M. le Maire avait été questionné sur les raisons pour lesquelles, dans le cadre de l'élaboration du Plan Local d'Urbanisme (P.L.U.), aucune zone humide et aucun talus arboré n'avaient été pris en compte dans la future zone constructible située à Kériel-Kerduellic.M. Le maire niait les évidences en déclarant avec autorité et certitude : "il n'y a pas de talus remarquables à Kériel Kerduellic (?), et de poursuivre par " il n'y a aucune zone humide, même la DDAF* le dit dans son courrier (?)".

M. Le Maire avait pourtant été destinataire par l'intermédiaire de la Direction Départementale de l'Equipement de ce courrier dont nous portons à votre connaissance un extrait :"(...) les zones référencées n° 2, 3, 4 et 6 de votre plan sont bien des zones humides caractérisées par la présence de plantes hygrophiles " (...)
* DDAF Direction Départementale de l'Agriculture et de la Forêtmedium_gse_multipart16377.2.jpg
Au bilan nous fûmes contraints d'écrire au Préfet afin d'obliger M. le Maire de faire effectuer un inventaire des zones humides sur le territoire communal (en précisant que le PLU approuvé par le conseil municipal était illégal en l'absence de cet inventaire). 
Quelques mois plus tard...
La cartographie récemment réalisée par le cabinet spécialisé Xavière HARDY et les enquêtes de terrain permettent d'avoir une idée encore plus précise de l'importance des zones humides à Kériel Kerduellic (cf.vue aérienne ci-dessous).
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Légende de la carte : en bleu clair le contours des zones humides identifiées; en rouge le périmètre de la future zone constructible; en bleu (pointillé) un écoulement d'eau (source du RHUN). 
Au vu de cet inventaire il est permis de rester dubitatif quant aux propos si affirmatifs tenus par M. Le Maire. 
 
Le développement durable et l'intérêt général imposent de préserver les zones humides et la biodiversité associée...y compris lorsqu'un projet d'urbanisation a été décrété dans ce secteur de la commune.
PS : Quant à l'absence de bois et de talus arborés à Keriel-Kerduellic...la photographie aérienne parle d'elle même !

 

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