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16 juillet 2008
Concerne aussi Ploemeur et la BAN de LANN-BIHOUE
La fermeture de l'aéroport civil de Garons n'est plus dans l'air
Publié le mardi 1 juillet 2008
Les effectifs militaires de la base aéronavale devraient être réduits au minimum.
L'aéroport civil de Nîmes-Garons devrait être sauvé, malgré la disparition annoncée de la base aéronavale (BAN) installée sur le même site.
L'information n'est pas officielle mais devrait le devenir la semaine prochaine, quand Hervé Morin, ministre de la Défense, annoncera la liste officielle des bases militaires françaises supprimées.
Le week-end dernier, Jean-Paul Fournier, maire UMP de Nîmes (proche de Nicolas Sarkozy) et président du syndicat mixte de gestion de l'aéroport Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes, a reçu un coup de téléphone de l'Élysée lui annonçant qu'un effectif minimum de militaires serait maintenu sur base pour assurer l'entretien de la piste. De 1 400 emplois aujourd'hui, les effectifs de la BAN devraient donc être réduits à 200 hommes : ce qui suffirait à sauver l'aéroport civil.
"Après nous être fortement mobilisés, nous pouvons un peu souffler. Il reste bien une petite incertitude mais les nouvelles sont bonnes", assurait hier Lilian Bruguier, directrice de l'aéroport via Véolia Transports, délégataire de service public (DSP) pour la gestion de l'aérogare. "Si la décision avait été irrévocable, nous aurions cherché une autre solution, mais celle-ci est vraiment idéale."
Bien que la nouvelle soit bonne, elle ne masque pas la mauvaise... À savoir la fermeture presque totale de la BAN, créée en 1961. Les effectifs maintenus sur le site ne permettront pas de compenser la perte de 25,2 millions d'euros annuels de retombées économiques apportées par les militaires.
Mais cela permettra de limiter la casse, surtout pour les entreprises privées installées sur la zone aéroportuaire, comme Sabena Technics ou Avdef, qui emploient près de 750 personnes. La fermeture effective de la BAN ne devrait pas intervenir avant deux ou trois ans.
Un Régiment du Train pourrait s'installer entretemps. En revanche, le maire de Nîmes n'a pas eu d'informations sur le déménagement prévu des Canadair de Marignane.
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