31 juillet 2008
La trame verte, un outil contre le bétonnage des espaces naturels
Recueilli par GUILLAUME LAUNAY
QUOTIDIEN Libération 19 janvier 2008
La préservation de la biodiversité est un des grands chantiers issus du Grenelle de l’environnement, même si les OGM ou l’écopastille lui ont fait de l’ombre. Le comité opérationnel chargé de la «trame verte et bleue», destinée à relier les espaces naturels du territoire, tiendra lundi sa première réunion mensuelle. Ce groupe réunit associatifs, agriculteurs, forestiers, collectivités, Etat, patronat… et devrait plancher pendant deux ans. Décryptage des enjeux avec Christophe Aubel, directeur de la Ligue ROC et responsable du pôle nature de la fédération France Nature Environnement, partie prenante des discussions.
Qu’est-ce que cette «trame verte et bleue» ?
C’est un outil qui permet la continuité de la nature, y compris les cours d’eau, donc la circulation des espèces, et qui doit assurer le bon fonctionnement des écosystèmes en luttant contre le bétonnage des espaces naturels. On estime que, tous les dix ans, l’équivalent d’un département disparaît sous le bitume. Pour des mammifères, on peut créer des corridors, d’une forêt à l’autre. Pour des insectes ou les fleurs, il s’agit plutôt d’empêcher le fractionnement des milieux : une mare seule ne jouera plus son rôle, un réseau de mare le jouera.
Quels sont les objectifs du comité ?
Créer un outil qui implique toute la société en sortant du clivage entre protection de la nature et activités humaines. Tous les acteurs, notamment économiques, doivent s’approprier la démarche. On va débattre de modifications du droit de l’urbanisme, pour intervenir en amont. On doit aussi définir des zones à protéger, en rendant cohérent ce qui existe déjà (parcs naturels, espaces Natura 2000), et à leur mise en réseau.
Pourquoi rendre la trame «opposable» ?
Ce qu’on veut, c’est que la réglementation protège mieux les espaces. Que la trame soit obligatoirement prise en compte par exemple dans les plans d’urbanisation ou de grande infrastructure. Ce sera le sujet le plus difficile. Car si tout le monde est d’accord pour préserver la biodiversité, dès qu’il s’agit d’être concret, les intérêts divergent souvent. Aujourd’hui, la nature n’est opposable à rien. On n’accepte de la prendre en compte que quand ça ne gêne personne. Voyez les parcs nationaux qui se sont surtout développés en montagne, dans des zones peu peuplées, alors qu’aujourd’hui, c’est la situation de la zone Atlantique, très urbanisée, qui est préoccupante. Mais tout ne sera pas opposable de la même façon, cela dépendra de la qualité des milieux et du type d’activités, et c’est pour ça qu’il faut, une fois l’objectif défini avec tous, cartographier, pour hiérarchiser les choses. Le but n’est pas de geler le territoire.
21:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bientôt 3 semaines que ce communiqué a fait l'objet d'un classement vertical des quotidiens locaux...à qui profite la censure ?
Notre association, BVP Bien Vivre à Ploemeur, créée en décembre 2006, a entre autres objectifs d’informer le citoyen en dénonçant les manquements et incohérences d’actions locales et de suggérer des propositions alternatives. Par sa démarche, B.V.P. entend être attentive à la sauvegarde du patrimoine de Ploemeur et du cadre de vie des ploemeurois.
Il ne s’agit pas de nous opposer au développement normal et nécessaire d’une commune. Néanmoins, nous constatons que l’on construit trop souvent au mépris du bon sens, des règles d’urbanisme et des chartes environnementales, que nos élus ont eux mêmes approuvées. Ceci est, entre autres, illustré par le projet de construction de deux collectifs de 31 appartements quasiment dans l’axe de piste nord/sud de l’aéroport et de la programmation de 75 autres logements dans ce secteur de la commune soumis à de fortes nuisances sonores actuelles et à venir.
Notre association s’étonne par ailleurs de l’absence de réaction de la Commission Communale de l’Environnement lorsqu’il s'est agi d’amputer une vingtaine d’hectares d’une zone intercommunale de bio-diversité située à Kergantic, de programmer la destruction d’une importante zone boisée à Lann Er Roch ou de réaménager la zone humide du Fort Bloqué sans avoir au préalable effectué d'étude d'impact (obligatoire) sur l'environnement.
Fort du succès de notre blog citoyen, http://ploemeur.blogspirit.com, (45000 pages lues, 16 000 visites avec une moyenne de 1300 visites mensuelles sur les 6 derniers mois) et de nos observations de simple bon sens, nous avons contribué à ouvrir le dossier contesté du projet de la coupure du Chemin de la Mer, à inciter nos élus d’engager des travaux de mise aux normes des « gendarmes couchés » sur la route côtière. Par nos actions réitérées nous avons amené la mairie à effectuer l’inventaire obligatoire mais tant retardé des zones humides du territoire communal. Pour l’heure nous attendons toujours la validation de cet inventaire par le processus démocratique d'une enquête publique.
En outre, en écho à l’article paru dans la presse du 4 juillet dernier concernant une délibération du Conseil Municipal par laquelle le Conseil voudrait engager une action en justice contre ce qu'elle considère comme des recours excessifs, notre association estime que la position des élus est très discutable car la décision relève, rappelons le, du seul pouvoir du juge du Tribunal Administratif. Si l’on peut comprendre le malaise de nos élus au vu des 25 recours intentés par des citoyens mécontents, il n’est pas admissible, que l'on intimide et que l'on décourage les ploemeurois de contester des décisions qui sont elles, en revanche, parfois abusives.
Association B.V.P « Bien Vivre à Ploemeur »
E-mail : bienvivreaploemeur56@yahoo.fr - Contact : 06 28 82 94 49
19:55 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
La trame verte et bleue, bien identifiée dans le SCOT du pays de Lorient a été ignorée par nos édiles de la démolition durable à Ploemeur
La trame verte est un outil d’aménagement du territoire, constituée de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d’espaces tampons, reposant sur une cartographie à l’échelle 1:5000. Elle est complétée par une trame bleue formée des cours d’eau et masses d’eau et des bandes végétalisées généralisées le long de ces cours et masses d’eau. Elles permettent de créer une continuité territoriale, ce qui constitue une priorité absolue. La trame verte et bleue est pilotée localement en association avec les collectivités locales et en concertation avec les acteurs de terrain, sur une base contractuelle, dans un cadre cohérent garanti par l’Etat : cadre de référence à définir en 2008 ; cartographie des continuités et discontinuités à réaliser au niveau national d’ici deux ans ; concertation des modalités réglementaires (inscription dans les documents d’urbanisme) contractuelles et incitatives et élaboration de la trame en région en 2009-2012 ; élaboration concertée d’un critère biodiversité pour la DGF ; trame verte et bleue opposable aux grandes infrastructures ; rémunération du service environnemental ; mise en œuvre du réseau paneuropéen dans la perspective de l’adaptation au changement climatique.
Restaurer la nature en ville et ses fonctions multiples : anti-ruissellement, énergétique, thermique, sanitaire (eau, air, bruit, déchets), prévention de l’usage de produits chimiques, esthétique, psychologique.
Acquisition de [20 000] hectares de zones humides contre l’artificialisation.
Bandes enherbées et zones tampons végétalisées d’au moins 5 m le long des cours et masses d’eau inscrites dans les documents d’urbanisme.
Restauration des continuités pour les écosystèmes d’eau douce ; effacement des obstacles les plus problématiques à la migration des poissons après une étude ayant permis de les identifier.
Assigner aux PLU des objectifs chiffrés de lutte contre la régression des surfaces agricoles et naturelles. Un travail sur les incitations possibles pour limiter le foncier artificialisé sera effectué d’ici fin 2008 (notamment zones agricoles protégées, et fiscalité sur les sols imperméabilisés).
Extrait du Grenelle de l’environnement
19:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 juillet 2008
bon à savoir
Environnement - Ces "bombes à carbone" qui menacent le climat
Des scientifiques de 28 pays lancent un cri d'alarme : la dégradation des zones humides menace de dégager de vastes quantités de carbone, accélérant le réchauffement.
Ces zones humides, comme les marais, contiennent une quantité de carbone équivalente à tout ce que contient l'atmosphère.
Le phénomène, encore méconnu, pourrait constituer un facteur aggravant du réchauffement climatique. Dans quelle proportion ? On l'ignore. Mais les scientifiques n'hésitent pas à parler de véritables "bombes à carbone". Des chercheurs venus de 28 pays se sont réunis cette semaine au Brésil, à Cuiaba, dans le centre ouest du pays, pour lancer un cri d'alarme au cours d'une Conférence internationale sur les terres humides qui a duré cinq jours.
Ces "bombes" que redoutent les scientifiques sont tout simplement les zones humides de la planète, telles que les marais, que les activités humaines dégradent à vive allure. Drainages, remblaiements, plantations dévastent ces régions fragiles, qui risquent de libérer des grandes quantités de gaz à effets de serre, accélérant ainsi le réchauffement de la planète.
Une richesse méconnue
Les zones humides couvrent 6% de la surface de la terre. Elles produisent 25% des aliments et de l'eau pure de la planète, préservent les nappes aquifères et servent de barrières aux ouragans et inondations côtières, selon les scientifiques. Mais elles contiennent aussi près de 771 milliards de tonnes de gaz à effets de serre ce qui équivaut à tout le carbone existant dans l'atmosphère, ont affirmé les participants à la Conférence de Cuiaba.
Les quelque 700 chercheurs qui ont participé à la conférence organisée par l'Université des Nations Unies et l'Université fédérale de l'Etat du Mato Grosso do Sul, ont également déploré que la richesse écologique de ces régions soit menacée par l'agriculture, les croissantes demandes d'hydroélectricité, par l'urbanisation, et qu'elle soit encore, trop souvent, négligée par les gouvernements. Un constat aussi alarmant sans doute, pour les scientifiques, que les craintes d'un emballement du processus de réchauffement climatique par des processus physiques ou écologiques comme l'accroissement des rejets de carbone.
D'après agence http://tf1.lci.fr/infos/sciences/environnement/0,,3923361...
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http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.
Bulletin quotidien d'information sur l'état de santé de la Terre : S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.
Groupe de discussion : http://terresacree.org/googlegroupe.htm
Pour nous aider dans notre action sur internet, adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm
22:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 juillet 2008
fermeture de la BAN Nîmes GARONS d'ici à 2011
Suite à la présentation du nouveau dispositif territorial des armées (vaste plan de fermeture, de transfert et de renforcement de site), la BAN NÏMES GARONS (l'équivalent de la BAN LANN-BIHOUE) fermera d'ici à 2011.
10:55 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19 juillet 2008
communiqué de presse censuré ? nous n'osons y croire.
Ci-dessous le communiqué de presse que nous avons adressé dimanche dernier ( 13 juillet 2008) aux quotidiens "Ouest-France" et "Le Télégramme". A ce jour, il n'y a eu aucune diffusion de ce communiqué...
Citoyens mieux informés = Acteurs plus impliqués.
Notre association, BVP Bien Vivre à Ploemeur, créée en décembre 2006, a entre autres objectifs d’informer le citoyen en dénonçant les manquements et incohérences d’actions locales et de suggérer des propositions alternatives. Par sa démarche, B.V.P. entend être attentive à la sauvegarde du patrimoine de Ploemeur et du cadre de vie des ploemeurois.
Il ne s’agit pas de nous opposer au développement normal et nécessaire d’une commune. Néanmoins, nous constatons que l’on construit trop souvent au mépris du bon sens, des règles d’urbanisme et des chartes environnementales, que nos élus ont eux mêmes approuvées. Ceci est, entre autres, illustré par le projet de construction de deux collectifs de 31 appartements quasiment dans l’axe de piste nord/sud de l’aéroport et de la programmation de 75 autres logements dans ce secteur de la commune soumis à de fortes nuisances sonores actuelles et à venir.
Notre association s’étonne par ailleurs de l’absence de réaction de la Commission Communale de l’Environnement lorsqu’il s'est agi d’amputer une vingtaine d’hectares d’une zone intercommunale de bio-diversité située à Kergantic, de programmer la destruction d’une importante zone boisée à Lann Er Roch ou de réaménager la zone humide du Fort Bloqué sans avoir au préalable effectué d'étude d'impact (obligatoire) sur l'environnement.
Fort du succès de notre blog citoyen, http://ploemeur.blogspirit.com, (45000 pages lues, 16 000 visites avec une moyenne de 1300 visites mensuelles sur les 6 derniers mois) et de nos observations de simple bon sens, nous avons contribué à ouvrir le dossier contesté du projet de la coupure du Chemin de la Mer, à inciter nos élus d’engager des travaux de mise aux normes des « gendarmes couchés » sur la route côtière. Par nos actions réitérées nous avons amené la mairie à effectuer l’inventaire obligatoire mais tant retardé des zones humides du territoire communal. Pour l’heure nous attendons toujours la validation de cet inventaire par le processus démocratique d'une enquête publique.
En outre, en écho à l’article paru dans la presse du 4 juillet dernier concernant une délibération du Conseil Municipal par laquelle le Conseil voudrait engager une action en justice contre ce qu'elle considère comme des recours excessifs, notre association estime que la position des élus est très discutable car la décision relève, rappelons le, du seul pouvoir du juge du Tribunal Administratif. Si l’on peut comprendre le malaise de nos élus au vu des 25 recours intentés par des citoyens mécontents, il n’est pas admissible, que l'on intimide et que l'on décourage les ploemeurois de contester des décisions qui sont elles, en revanche, parfois abusives.
Association B.V.P « Bien Vivre à Ploemeur »
E-mail : bienvivreaploemeur56@yahoo.fr - Contact : 06 28 82 94 49
11:10 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
16 juillet 2008
Concerne aussi Ploemeur et la BAN de LANN-BIHOUE
La fermeture de l'aéroport civil de Garons n'est plus dans l'air
Publié le mardi 1 juillet 2008
Les effectifs militaires de la base aéronavale devraient être réduits au minimum.
L'aéroport civil de Nîmes-Garons devrait être sauvé, malgré la disparition annoncée de la base aéronavale (BAN) installée sur le même site.
L'information n'est pas officielle mais devrait le devenir la semaine prochaine, quand Hervé Morin, ministre de la Défense, annoncera la liste officielle des bases militaires françaises supprimées.
Le week-end dernier, Jean-Paul Fournier, maire UMP de Nîmes (proche de Nicolas Sarkozy) et président du syndicat mixte de gestion de l'aéroport Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes, a reçu un coup de téléphone de l'Élysée lui annonçant qu'un effectif minimum de militaires serait maintenu sur base pour assurer l'entretien de la piste. De 1 400 emplois aujourd'hui, les effectifs de la BAN devraient donc être réduits à 200 hommes : ce qui suffirait à sauver l'aéroport civil.
"Après nous être fortement mobilisés, nous pouvons un peu souffler. Il reste bien une petite incertitude mais les nouvelles sont bonnes", assurait hier Lilian Bruguier, directrice de l'aéroport via Véolia Transports, délégataire de service public (DSP) pour la gestion de l'aérogare. "Si la décision avait été irrévocable, nous aurions cherché une autre solution, mais celle-ci est vraiment idéale."
Bien que la nouvelle soit bonne, elle ne masque pas la mauvaise... À savoir la fermeture presque totale de la BAN, créée en 1961. Les effectifs maintenus sur le site ne permettront pas de compenser la perte de 25,2 millions d'euros annuels de retombées économiques apportées par les militaires.
Mais cela permettra de limiter la casse, surtout pour les entreprises privées installées sur la zone aéroportuaire, comme Sabena Technics ou Avdef, qui emploient près de 750 personnes. La fermeture effective de la BAN ne devrait pas intervenir avant deux ou trois ans.
Un Régiment du Train pourrait s'installer entretemps. En revanche, le maire de Nîmes n'a pas eu d'informations sur le déménagement prévu des Canadair de Marignane.
20:24 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

